ADA Code Académie: la première école de codage au Maroc ouvre ses portes à Casablanca

L’innovation et le génie marocains dans le domaine des TIC n’ont cessé de surprendre au cours des dernières années, une réalité qui incite les décideurs et autres acteurs à créer des espaces visant à doter les jeunes de meilleures compétences en informatique.

Longtemps resté à la périphérie des innovations en matière de TIC, le Maroc, à l’instar de ses confrères africains, commence à prendre conscience du fait que les « kings coders » font la loi aujourd’hui dans le développement et l’organisation des entreprises les plus compétitives, surtout que le besoin en « codeurs » et en « data scientists » est devenu réel et urgent sur le marché marocain et continental.

Force est de constater que le tissu socio-économique au Maroc ne peut s’adapter aux exigences mondiales et environnementales sans ce type de profils qui trustent désormais le palmarès des métiers les plus demandés sur les réseaux de recrutement.

Puisque l’innovation distingue le leader du suiveur, la mise en place d’écoles de codeurs « made in Morocco » est devenue une nécessité pour pallier à la pénurie de compétences, répondre aux besoins des entreprises et accompagner le développement accéléré des nouvelles technologies.

C’est dans cette perspective que la capitale économique a vécu, mercredi 17 janvier, le lancement d’ADA Code Académie, première école marocaine pour former les codeurs de demain.

Fruit d’un partenariat entre l’école casablancaise de management, Adalia School of Business, et le cabinet de conseil et d’expertise en IT, X-Hub, la nouvelle école ambitionne de devenir un partenaire privilégié des projets digitaux, que ce soit en production pure ou en matière des nouveaux services marketing on-line.

« Pour former les codeurs de demain en leur faisant bénéficier de toute l’expertise de ces deux partenaires fondateurs, le dispositif de formation sera axé sur le développement de projets réels encadrés par des professionnels aguerris dans un cadre pédagogique efficient », a expliqué à la presse Grégory Gueneau, fondateur d’Adalia School of business, lors d’une conférence dédiée à la présentation de la nouvelle entité.

Développement d’applications, de services, d’objets connectés ou d’intelligence artificielle, exploitation de données massives, management agile, culture digitale, seront parmi les éléments clés du programme, a indiqué Grégory Gueneau, notant que l’école propose une formation en 24 semaines, soit 1.400 heures de présence sur campus avec tutorat et 144 heures de séminaires.

Commentant l’alliance qui a donné naissance à cette école inédite au Maroc, Grégory Gueneau a dit que ce partenariat est plus qu’une jointure, « c’est un projet d’intérêt général pour un avenir meilleur, soutenu autant par l’écosystème privé que public ».

Badr El Houari, fondateur de X-Hub, a, de son côté, fait savoir qu’une première promotion sera lancée en avril 2018 au profit de donneurs d’ordres lesquels prendront en charge la formation des recrues. « Les autodidactes et passionnés du codage ou en recherche de redéploiement profiteront gratuitement de cette formation de six mois aux services des besoins réels de l’entreprise », a insisté Badr El Houari, par ailleurs le premier Marocain nommé champion du monde Java.

« Nous souhaitons doter la nouvelle génération de Marocains et d’Africains des compétences nécessaires pour innover dans un monde qui change constamment », a-t-il ajouté.

L’avènement des TIC et des nouveaux métiers afférents à ce secteur stratégique sont, de l’avis des connaisseurs, perçus au Maroc comme une vague à prendre, une vague de croissance qu’un pays en voie de développement espère saisir pour faire face aux défis de l’ère du digital, mieux répondre aux exigences de développement économique et social et savoir prendre le virage des technologies de l’information.

Puisque le numérique et les TIC occupent une place particulière dans la coopération unissant le royaume à plusieurs pays africains, le Maroc ne cesse d’encourager les projets visant à booster l’économie digitale et à consolider la vision du plan Maroc Digital 2020, qui ambitionne de placer le royaume en tant que hub sur le continent africain pour le développement de l’économie digitale de la zone.