L’Algérie agacée par la forte présence marocaine dans les instances de la CAF

Des dirigeants du football algérien ainsi que des responsables médiatiques de notre voisin de l’est n’apprécient pas l’influence grandissante du Maroc au sein des instances africaines du football. L’organisation du CHAN 2018 dans le Royaume semble avoir été la goutte d’eau de trop.

L’influence grandissante du Maroc dans les instances dirigeantes du football africain ne plaît pas au Algériens. C’est ce que titre en Une de ses pages sportives le journal Al Akhbar dans son édition du mardi 16 janvier. Plusieurs supports médiatiques et responsables sportifs algériens sont particulièrement agacés par la forte présence marocaine dans les instances de la CAF. Un agacement qui a trouvé son paroxysme lors de l’organisation par le royaume du Championnat d’Afrique des joueurs locaux (CHAN 2018).

Les Algériens sont d’autant plus aigris que les responsables sportifs algériens désertent les instances de la Confédération africaine du football (CAF), depuis l’éviction de l’ex- président de la Fédération algérienne des instances de la CAF et son remplacement par le patron de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) Fouzi Lekjaa. Signe du ras-le-bol des Algériens, Khaireddine Zetchi, le nouveau patron de la FAF, a présenté sa démission du comité d’organisation du CHAN 2018, nous apprennent nos confrères arabophones.

La démission du patron du football algérien vient en réaction au refus de la CAF d’intégrer son compatriote, Bachir Ould Zmirli, dans le bureau exécutif de la CAF. Alors que la CAF prétexte que Ould Zmirli n’a pas déposé son dossier de candidature à temps, Zetchi conteste cette version des faits et pointe des pressions émises par l’instance footballistique africaine.