Administration: la commission nationale de lutte contre la corruption s’enlise

La commission nationale de lutte contre la corruption peine à se mettre en place. En effet, la nomination de ses membres n’a pas encore été arrêtée. De même, les rapports qui devaient être examinés ne sont pas encore élaborés.

Le projet de réforme de l’administration n’est pas encore lancé sur les bons rails. La première réunion de la commission nationale de lutte contre la corruption, qui devait se tenir au cours de la première quinzaine de ce mois de janvier, n’a pas eu lieu. Bien plus, la décision de nomination des membres de la commission en question n’a pas encore été signée par le chef du gouvernement, Saâd-Eddine El Othmani, qui préside ladite instance. De même, les rapports qui devaient être examinés par les membres de la commission, lors de cette première réunion, ne sont pas encore élaborés, rapporte le quotidien Akhbar Al Yaoum dans son édition de ce mardi 16 janvier.

Les sources du quotidien précisent également que le gouvernement compte revoir sa copie relative à la réforme de l’administration. Ainsi, un fonds spécial sera créé dans le but de financer les initiatives de lutte contre la corruption. Il en ressort qu’entre les ajustements envisagés et les retards déjà enregistrés, le projet de réforme de l’Administration, qui traîne depuis de longues années, tarde à se concrétiser.

La commission nationale de lutte contre la corruption devait être composée de membres représentant les secteurs ministériels, les instances des organisations de gouvernance, le secteur privé et la société civile. Cette commission se chargera de la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption à travers la présentation de propositions et de programmes de nature à renforcer les mécanismes de transparence et de gouvernance et de diffuser les valeurs de moralisation, de probité et d’intégrité au sein des services publics. La commission aura également pour mission d’examiner les recommandations et les propositions émises par l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption et d’accompagner les autres départements intervenant dans ce domaine.