Un Marocain arrêté à la frontière italienne avec un demi-million d’euros

Un Marocain a été arrêté par la police italienne des frontières au port de Gênes en possession d’un demi-million d’euros. Les autorités italiennes mènent l’enquête sur les origines et la destination de cette grosse somme d’argent.

Un immigré marocain a été interpellé par la police italienne des frontières au port de la ville de Gênes en Italie au moment où il allait embarquer sur un bateau à destination du Maroc. Un contrôle de routine de sa voiture a permis de découvrir une petite fortune en devises estimée à un demi-million d’euros par les autorités italiennes. C’est ce que rapporte Al Ahdath Al-Maghribiya dans son édition de ce vendredi 5 janvier.

Selon le quotidien, la police a retrouvé des sacs remplis de coupures d’euros soigneusement dissimulés dans le véhicule. Une découverte qui a mobilisé plusieurs services sécuritaires et du renseignement qui coordonnent leur travail pour découvrir les origines et la destination de ces fonds.

En fait, les enquêteurs craignent que l’argent ne soit destiné au financement d’activités criminelles telles des opérations terroristes ou provienne d’un réseau de crime organisé spécialisé dans le blanchiment d’argent. Sachant que l’arrestation du Marocain est intervenue quelques jours seulement après le démantèlement d’un réseau de blanchiment d’argent dirigé par deux autres Marocains qui destinaient des fonds au financement d’opérations terroristes.

Al Ahdath rappelle que les autorités italiennes, en collaboration avec celles d’autres pays, avaient démantelé, en décembre dernier, un réseau composé de 13 membres de nationalités syrienne et égyptienne et dirigé par deux individus d’origine marocaine. Ce réseau de blanchiment d’argent destinait le fruit de ses opérations à des attentats terroristes en France et en Belgique.

La publication signale que l’enquête se poursuit au sujet de ce réseau en partenariat avec l’unité anti-blanchiment d’argent d’Interpol (Organisation internationale de police criminelle) et les autorités des pays d’origine des prévenus. L’enquête est menée dans le but de découvrir les mécanismes de travail de ce réseau et d’estimer les flux financiers injectés illégalement dans l’économie italienne afin de financer des activités criminelles dont des opérations terroristes.