Un professeur marocain placé en centre fermé dès son arrivée en Belgique

Venu en Belgique pour participer à un projet de coopération avec l’Université libre de Bruxelles (ULB), Abdelkader Hakkou, professeur marocain et vice-président de l’Université Mohammed Premier, s’est retrouvé placé dans un centre fermé, dès son arrivée à l’aéroport de Charleroi.

Selon plusieurs médias belges, le professeur est retenu au centre fermé belge de Steenokkerzeel et serait pour l’instant sous l’effet d’une procédure de refoulement. Selon Nicolas Dassonville, porte-parole de l’ULB, ce dernier a été placé dans le centre parce qu’il ne pouvait pas démontrer qu’il avait suffisamment d’argent liquide sur lui pour financer l’entièreté de son séjour en Belgique.

« C’est tout à fait aberrant qu’il se retrouve en détention. Ce n’est pas la première fois qu’il se rend en Belgique ou en Europe… Il a présenté un visa touristique qui lui avait été décerné par la France, mais qui était toujours valide, et c’est manifestement ce qui a affecté les douaniers, qui lui ont demandé de prouver qu’il avait un montant suffisant pour son séjour. Notre volonté est de faire en sorte que le professeur soit relâché le plus vite possible, car nous avons tous les documents qui prouvent qu’il est sur le territoire belge pour un projet de coopération au développement pour lequel il est financé », précise-t-il dans une déclaration à la RTBF.

De son côté, l’Office des étrangers affirme que les papiers du professeur ne sont pas en ordre et que les conditions pour rentrer en Belgique ne sont pas remplies. D’après l’Office des étrangers, le professeur risque même d’être renvoyé au Maroc s’il ne régularise pas sa situation.

L’ULB a par ailleurs engagé un avocat pour accompagner et aider Abdelkader Hakkou dans ses démarches afin qu’il puisse au plus vite être libéré et qu’il puisse accomplir sa mission de coopération. Abdelkader Hakkou était venu en effet en Belgique dans le cadre d’une mission inter-universitaire pour un projet de coopération au développement sur la gestion durable de la culture des palmiers et dattiers. « Le but est d’améliorer le niveau de vie des paysans producteurs au Maroc », précise Nicolas Dassonville.

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