Les relations Maroc-Afrique du Sud appelées à connaître un nouvel élan

Les Relations entre le Maroc et l’Afrique du Sud sont appelées à connaitre un nouvel élan dans le cadre de la nouvelle politique africaine adoptée par le Royaume ces dernières années, a souligné la chaîne de télévision allemande Deutsche Welle.

Dans un article sous le titre «Maroc : une percée tranquille dans la forteresse sud-africaine », publié vendredi sur son site, la chaîne allemande a souligné que l’Afrique du Sud, en tant que grande puissance régionale, a aussi pris conscience du rôle prépondérant que le Royaume du Maroc joue au sein de l’Union africaine (UA).

Pour la chaîne, les legs culturels et les fondements qui étaient à la base des liens entre le Maroc et l’Afrique du Sud devraient permettre d’aller de l’avant dans les relations entre les deux pays, rappelant que «l’Afrique du Sud est historiquement redevable au Maroc, l’un des rares pays qui ont soutenu le Congrès national africain (ANC) et les mouvements de libération lors de la période de l’apartheid, ce qui explique d’ailleurs les bonnes relations que les deux pays entretenaient durant la période du leader africain Nelson Mandela».

L’auteur de l’article souligne que le Maroc a fait d’une pierre deux coups lors du sommet UE-UA à Abidjan en rétablissant ses liens avec l’Afrique du Sud et l’Angola.

«Le rôle du Maroc en tant que puissance douce (Soft Power) commence à s’imposer de manière notable depuis le retour du Royaume à l’Union africaine après trois décennies de boycott et de politique de chaise vide», affirme l’auteur de l’article.

Ce rôle est concrétisé, explique-t-il, dans les centaines d’accords signés par le Maroc avec les pays africains, dont les plus importants portent sur le projet de gazoduc ouest africain qui reliera le Nigeria et le Maroc, aux portes de l’Europe, le Grand projet sur les dérivés du phosphate avec l’Ethiopie, outres des dizaines d’accords dans les domaines de l’énergie, des télécommunications et des banques avec les pays du Sahel. Un autre élément confortant cette tendance en est la prochaine adhésion du Royaume à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Après la rencontre au sommet entre SM le Roi Mohammed VI et le président sud-Africain Jacob Zuma, en marge du Sommet UE-UA, les projecteurs seront braqués sur les retombées et les impacts de ce rapprochement sur les grands dossiers de la scène africaine, estime l’auteur, qui se fait l’écho des avis d’observateurs qui considèrent que ce rapprochement, résultat logique de la politique africaine suivie par le Royaume, augure d’un changement stratégique dans les relations entre les pays de l’Union africaine.

Le rôle prépondérant du Maroc en tant que trait d’union entre l’Europe et l’Union africaine a été aussi mis en évidence lors du sommet d’Abidjan lorsque le Royaume a déclaré qu’il participera, aux côtés de la France et de l’Allemagne, au traitement de l’épineux problème de l’émigration, notamment la question des migrants africains retenus en Libye.

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