La hausse des prix enflamme le gouvernement

La réponse du ministre chargé des Affaires générales à une question du groupe du PAM sur la hausse des prix n’a pas plu à ce dernier. L’échange entre les deux parties a vite tourné à l’altercation entre des groupes de l’opposition et deux ministres du gouvernement.

Une question orale, posée par un conseiller du PAM sur la hausse des prix, a suffi pour enflammer les esprits, lors de la séance des questions orales de mardi dernier, à la deuxième Chambre. Cet échange entre le ministre chargé des Affaires générales du gouvernement, Lahcen Daoudi, et le parlementaire auteur de la question, a vite dégénéré en altercation entre des formations des groupes de l’opposition, notamment le PAM et la CDT, et deux ministre PJD du gouvernement El Othmani.

Le quotidien Al Ahdath Al Maghribia, dans sa livraison du jeudi 30 novembre, précise que le PAM a posé une question orale dans laquelle il a rendu compte de «l’érosion du pouvoir d’achat» face à des augmentations de prix «décidées par le gouvernement et portant sur un nombre important de denrées de base». Le ministre, tout en reconnaissant ces augmentations, a reproché aux parlementaires de faire dans la surenchère, puisque les prix des produits mentionnés sont fixés par la loi du marché, c’est-à-dire par la loi de l’offre et la demande. Le gouvernement, a-t-il précisé, ne peut pas subventionner à nouveau des produits déjà libéralisés. Il a toutefois appelé les parlementaires du PAM à proposer au gouvernement des solutions alternatives pour remédier à cette situation.

Mais le PAM s’est contenté d’accuser le ministre de se dérober. Et, alors que la tension commençait déjà à monter, le ministre a lancé à l’auditoire que le gouvernement n’avait pas acheté sa popularité au «marché des élections». Il n’en fallait pas plus pour mettre en rogne les élus du PAM. Les parlementaires de la CDT se sont d’ailleurs joints à eux, accusant l’Exécutif «d’anéantir le pouvoir d’achat des citoyens». Mustapha El Khalfi, ministre chargé des relations avec le Parlement et la société civile, est, lui aussi, sorti de sa réserve pour demander un point d’ordre que le président de la séance, Abdelilah El Hallouti, patron du syndicat islamiste UNTM, n’a pas hésité à lui accorder.

Dans son intervention, El Khalfi a notamment accusé les parlementaires de manquer de respect aux ministres et de tenir des propos à même d’induire en erreur l’opinion publique. La situation est vite devenue intenable et le président a finalement levé la séance, le temps que s’apaisent les esprits. Pendant ce temps, Lahcen Daoudi a préféré quitter la salle pour des entretiens en aparté avec les journalistes et les membres de la majorité.

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