Un programme d’urgence face à la sécheresse a été mis en place

Le gouvernement a mis en place un programme d’urgence pour faire face au problème de pénurie d’eau, lequel programme vise en premier lieu à assurer l’approvisionnement en eau potable pour les zones dépendant principalement de sources d’eaux vulnérables, et à garantir l’irrigation des arbres fruitiers, a indiqué lundi, le Chef du gouvernement, Saâd Eddine El Otmani.

Intervenant dans le cadre de la séance mensuelle des questions orales à la Chambre des représentants, M. El Otmani a souligné que « le Comité ministériel de l’eau a tenu une réunion le 18 octobre dernier, sous la présidence du Chef du gouvernement, durant laquelle il a été décidé de créer un comité technique qui, dans le cadre d’un partenariat entre toutes les institutions et départements concernés, préparera un programme de priorités pour l’approvisionnement en eau potable et en eau d’irrigation ».

Le Comité a proposé un programme d’urgence qui comprend notamment l’intensification de l’exploration des eaux souterraines, l’économie d’eau et la gestion des ressources hydriques disponibles, l’approvisionnement en eau potable et en eau d’irrigation des arbres fruitiers à travers l’utilisation des camions-citernes, l’augmentation de la production d’eau potable dans certains centres ruraux et périurbains, l’établissement de points de distribution d’eau pour l’abreuvement du cheptel, outre la mise à niveau et l’entretien des canaux d’irrigation de petite et moyenne taille, a-t-il ajouté.

Selon le Chef du gouvernement, le comité a également proposé un programme pour accélérer les investissements dans le secteur de l’eau en proposant des solutions innovantes et structurelles visant à améliorer l’approvisionnement en eau potable et d’irrigation, notamment pour les bassins les plus touchés par le déficit hydrique, et ce durant la période allant de 2018 à 2025.

Ce programme vise principalement à développer l’approvisionnement en construisant de nouveaux barrages ou en augmentant la capacité de stockage de certains d’entre eux, en établissant des usines de dessalement, en favorisant la réutilisation des eaux usées, en renforçant la production et la distribution d’eau potable et en améliorant la performance des réseaux de production et de distribution d’eau potable ainsi que l’économie et la valorisation de l’eau d’irrigation.

Le programme prévoit également de continuer d’approvisionner le monde rural en eau potable à travers la poursuite de la mise en œuvre des programmes en cours, ainsi que le développement d’un programme supplémentaire pour les villages qui n’étaient pas concernés par les anciens programmes de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), ou dans le cadre du programme de réduction des disparités territoriales et sociales financé par les Fonds de développement rural et des zones montagneuses (FDRZM), ou par le biais d’autres partenariats impliquant d’autres acteurs publics pour les régions non couvertes par les deux programmes.

Ces mesures, basées sur la diversification des sources d’approvisionnement et qui ne dépendent pas seulement des pluies et précipitations, permettront au Royaume de faire face à la demande croissante sur les ressources en eau, d’assurer la sécurité de l’eau du pays et de réduire l’impact des changements climatiques, a relevé M. El Otmani.

Il a de même évoqué l’adoption d’un Plan national de l’eau et la mise en oeuvre des programmes y afférents, la gestion de la demande d’eau à travers l’augmentation de la performance des réseaux de distribution d’eau potable et la transformation des systèmes d’irrigation traditionnels aux systèmes localisés d’irrigation pour la distribution de 51 mille hectares par an, outre la construction de 25 barrages, soit 5 par an pour la période 2017-2021, et de dix petits barrages annuellement afin de répondre aux besoins en eau potable dans les zones rurales.

M. El Otmani a rappelé que le Maroc s’est engagé, depuis les années soixante, dans un processus de mobilisation des ressources en eau, avec une augmentation des dépenses concernant les investissements dans les infrastructures hydriques, à partir de 2000, à travers la construction de plusieurs installations d’envergure pour la mobilisation des eaux de surface, qui ont permis au pays de disposer de 140 grands barrages d’une capacité totale supérieure à 17,6 milliards de m3, en plus des milliers de puits pour l’extraction des eaux souterraines.

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