Hassan Boulaknadal appelle les détenteurs d’actifs en Bitcoin à les vendre

Le directeur général de l’office des changes insiste sur l’interdiction de l’utilisation des monnaies virtuelles. Hassan Boulaknadal appelle tous les utilisateurs à céder leurs actifs en bitcoin ou autres et justifier leurs origines.

Les autorités monétaires ont multiplié les sorties médiatiques pour dénoncer et mettre en garde contre l’utilisation des monnaies virtuelles pour lesquelles un fort engouement est constaté au Maroc. Le ministère des Finances, Bank Al Maghrib, l’Autorité marocaine des marchés des capitaux (AMMC), ou encore l’Office des changes insistent sur le caractère illégal de ces monnaies, dont la plus aboutie et la plus ancienne est le Bitcoin.

Cela dit, plusieurs questions restent en suspens. Comment les autorités justifient-elles cette interdiction que les adeptes de monnaies virtuelles qualifient d’aberration à l’ère de la transformation digitale, du tout numérique et de la révolution 4.0? Quels sont les risques pour les utilisateurs marocains ? Hassan Boulaknadal, directeur général de l’Office des changes, a confirmé l’illégalité du Bitcoin et des autres cryptomonnaies.

« La réglementation des changes au Maroc stipule de manière claire que les Marocains résidents ne peuvent disposer de comptes à l’étranger que sous certaines conditions (être exportateur de biens ou de services). Toute infraction par rapport à ces règles est punie par le dispositif coercitif en vigueur », nous explique-t-il.

« D’autre part, seules les devises ayant cours et reconnues par la banque centrale peuvent faire office de moyen de paiement. Donc oui, l’utilisation des monnaies virtuelles est interdite », ajoute Boulaknadal. Ce dernier nous assure que « l’Office des changes va user de toutes ses prérogatives pour faire respecter les dispositions réglementaires relatives aux changes en concertation avec toutes les parties prenantes ».

Que doivent, donc, faire ceux qui ont investi et disposent de fonds en Bitcoin ou toute autre monnaie virtuelle? « Ils doivent, comme l’exige la loi, céder cette épargne sur le marché des changes tout en justifiant l’origine de ces actifs », conclut le directeur général de l’office des changes.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *