L’avocat de Saad Lamjarred réagit à la vidéo de Laura Prioul

Il assure ne pas l’avoir vue et n’avoir « aucune intention » de la voir. La vidéo du témoignage de la victime présumée de Saad Lamjarred, Laura Prioul, publiée dimanche sur YouTube, « n’intéresse pas » Me Eric Dupond-Moretti, un des avocats du chanteur marocain.

L’avocat explique avoir pris connaissance de l’existence de cette vidéo: « Ça ne m’intéresse pas. Je n’ai pas vu ça et je n’ai aucune intention d’aller voir ça. Je crois que la justice ne se fait pas encore sur des vidéos ou sur Internet et c’est très bien comme ça », lance-t-il.

Certains médias avaient annoncé fin octobre que la première audience aurait lieu « début novembre ». Mais selon l’avocat, l’instruction est toujours en cours et le procès n’est pas programmé pour le moment. « Chaque chose en son temps », conclut-il.

Dans une vidéo postée ce dimanche 12 novembre et intitulée « La vérité », Laura Prioul donne sa version des faits un peu plus d’un an après l’agression dont elle aurait été victime dans la nuit du 25 au 26 octobre 2016 dans une chambre d’hôtel à Paris.

Elle n’avait jusqu’alors jamais accepté de parler à visage découvert, ni de se confier aux médias. Dans cette vidéo de 15 minutes, la jeune femme revient sur cette soirée d’octobre ayant conduit à l’arrestation du chanteur (dont elle ne cite pas le nom) pour « agression sexuelle avec violence ».

« À un moment, on s’est tous les deux embrassés. Il a voulu me rembrasser et j’ai tourné la tête, et ça lui a pas plu. Je me suis fait frapper d’un coup », dit-elle en montrant des photos et vidéos des traces de coups sur son corps et son visage. « Cette personne a fini par me violer », déclare-t-elle.

Après avoir tenté de le repousser à nouveau et s’être fait étrangler, elle aurait ensuite réussi à sortir de la chambre et être prise en charge par une employée de l’hôtel en attendant l’arrivée de la police et des secours.

Arrêté le 26 octobre 2016 au petit matin, Saad Lamjarred a passé près de six mois dans la prison de Fleury-Merogis, en banlieue parisienne. Il est sorti le 13 avril, placé en liberté sous surveillance électronique. En octobre 2017, le bracelet électronique du chanteur a été retiré mais il a toujours interdiction de quitter le territoire français, en attendant la fin de l’instruction et le début du procès.

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