Sebta: les autorités espagnoles rançonnent les «mules» marocaines

Le poste frontalier Tarajal II a rouvert ses portes mardi dernier. Mais pour la majorité des Marocains qui vivent de la contrebande, les choses se compliquent à cause des taxes imposées du côté espagnol. Les détails.

Après plusieurs semaines de fermeture, le passage frontalier Tarajal II, à Sebta, a rouvert ses portes. Au plus grand bonheur des Marocains qui vivent de la contrebande «vivrière».

Dans son édition de ce vendredi 10 novembre, Al Ahdath Al Maghribiya affirme que les autorités douanières espagnoles ont décidé, dès mardi, d’imposer une taxe variant entre 25 et 35 euros aux «femmes-mulets» qui s’activent généralement sur ce point pour introduire des marchandises de contrebande.

Selon Al Ahdath, cette mesure, dont l’exécution a été confiée à une société privée, a poussé les contrebandières à cesser leur activité, aucun gain n’étant à attendre avec de telles taxes.

Le jour d’après, soit mercredi 8 novembre, journée réservée aux hommes, la situation ne s’est pas améliorée à Tarajal II.

Selon Al Ahdath, une taxe de 10 euros a été imposée pour chaque ballot alors que la redevance fixe est restée la même que pour les femmes, soit entre 25 et 35 euros par personne. Résultat: l’activité sur ce passage frontalier a été gelée, sauf pour quelques contrebandiers qui avaient réussi, affirme Al Ahdath, à négocier leurs entrée et sortie moyennant 10 euros.

Al Ahdath affirme que les contrebandiers, femmes et hommes, s’interrogent sur la partie qui perçoit les nouvelles taxes et sur la légalité de toute la procédure.

Du reste, au vu de ces rebondissements, l’activité du poste frontalier risque d’être paralysée et pour une longue période.

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