Le plan de l’Algérie pour contrer le satellite espion marocain

L’Algérie a mis en état d’alerte tous ses systèmes de contrôle et de défense bien avant la mise en orbite du premier satellite espion marocain, prévue le 8 novembre.

C’est un fait. Alger guette constamment Rabat. Et force est de constater que toute nouvelle initiative du Maroc en matière d’armement terrestre, maritime ou aérien, plonge le voisin de l’Est, qui suit de très près les investissements du royaume, dans une agitation insensée.

Ainsi, quand le Maroc a fait son entrée dans l’ère du satellite en se dotant d’un premier satellite espion dans le domaine de la reconnaissance militaire, la réaction de l’Algérie ne s’est pas fait attendre. Le quotidien Assabah affirme en effet, dans son édition de ce mardi 31 octobre, que les services sécuritaires algériens ont répliqué à l’initiative marocaine en renforçant leur dispositif de surveillance électronique. Ainsi, des radars mobiles et fixes, des caméras infrarouges et des moyens aériens ont été déployés tout au long des frontières avec le Maroc. Ce dispositif vient renforcer le projet de construction d’un mur également doté de capteurs électroniques et d’autres technologies hautement sophistiquées.

A ce propos, précise pour sa part le quotidien Al Massae dans son édition du même jour, l’Etat major des armées algériennes a mis en place une commission des télécommunications et des technologies de l’Information pour superviser ce projet. Cette commission est composée de hauts gradés militaires et de responsables du ministère de l’Intérieur.

Les décideurs algériens expliquent ces lourds investissements par les menaces terroristes qui pèsent sur le pays et les trafics en tous genres qui y pullulent. Ainsi, l’objectif déclaré de l’Algérie est de sécuriser ses frontières. Mais la réalité est tout autre et il est évident que la priorité d’Alger est de contrer le royaume. D’ailleurs, les connexions dangereuses de l’Algérie avec le terrorisme et le trafic, notamment, d’êtres humains, sont connues et reconnues du côté du Sahel. Dans cette zone, les frontières demeurent sous le seul contrôle des services sécuritaires algériens, qui ferment les yeux sur les trafics des séparatistes des camps de Tindouf, libres d’agir comme bon leur semble dans la région.

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