Conseil de la ville de Casablanca: les tablettes de la discorde

Les tablettes électroniques offertes aux élus par le Conseil de la ville de Casablanca continue de nourrir le débat. En plus de l’opacité qui a entouré l’octroi et le coût du marché, les tablettes sont dépourvues de l’application qui devait faciliter le travail des élus.

Des membres du Conseil de la ville de Casablanca ont exigé des explications quant au marché conclu par la mairie pour équiper les conseillers et les fonctionnaires en tablettes électroniques, afin de faciliter la communication dans le cadre professionnel, rapporte Al Akhbar dans son édition de ce mardi 17 octobre.

Le marché, qui a été la pomme de la discorde, l’année dernière, au moment où le Conseil de la ville de Casablanca commandait 147 tablettes, nourrit toujours la tension entre majorité et opposition. Selon Al Akhbar, après plusieurs appels d’offres lancés par la mairie pour l’installation d’une application qui était censée contribuer à faciliter la communication entre les différents membres du conseil et à rationaliser les dépenses, les tablettes en question ont été distribuées aux concernés dépourvues de ladite application.

D’où les interrogations quant à l’utilité de ces outils informatiques et les accusations de dilapidation de deniers publics.

L’opération aurait même entraîné une crise financière, à en croire une source d’Al Akhbar qui précise que 147 conseillers ont eu droit à des tablettes coûtant 2.700 dirhams l’unité.

Cette polémique bat son plein alors que le Conseil communal a reporté à une date ultérieure sa session ordinaire du mois d’octobre, des documents liés au budget 2018 ne lui ayant toujours pas été communiqués, ajoute Al Akhbar. Le quotidien signale également que les communes sont en attente du visa des budgets qui leur sont alloués pour honorer leurs engagements vis-à-vis des sociétés délégataires de gestion et de service.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *