Le Maroc n’est pas préparé au vieillissement de sa population

Le Maroc n’est pas du tout préparé à faire face au vieillissement de sa population. Les résultats d’une nouvelle étude officielle sont là pour le prouver.

C’est Bassima Hakkaoui, la ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social qui l’affirme: le Maroc n’est pas du tout préparé à faire face aux sujets et problématiques liés au vieillissement de sa population, rapporte Al Ahdath dans son édition de ce jeudi 5 octobre. Cette annonce a été faite à l’occasion de la présentation, ce mercredi, à Rabat, d’une nouvelle étude sur la situation des personnes âgées au Maroc.

À cette occasion, la ministre a souligné que les problèmes de santé représentaient un grand défi, précisant que 124.000 personnes âgées souffrent, aujourd’hui, d’impotence fonctionnelle totale. Un chiffre qui va doubler d’ici 2030 pour atteindre 240.000 personnes qui auront besoin de soins de santé spécifiques et ciblés. Or, les médecins gériatres restent rares. Actuellement, nous n’avons au Maroc que 10 médecins spécialistes des maladies liées à la vieillesse, souligne en effet Al Ahdath.

Bassima Hakkaoui a également mis l’accent sur la manière dont les personnes âgées perçoivent leur vécu et leur situation sociale. Elle a ainsi révélé que 7,3% des personnes appartenant à cette tranche d’âge disent souffrir d’exclusion sociale. Ce qui, ajoute-t-elle, devrait tous nous interpeller.

Rachid Belmokhtar, président de l’Observatoire national du développement humain, structure qui a participé à l’élaboration de l’étude précitée, a pour sa part insisté sur le devoir de répondre aux besoins des personnes âgées et de leur assurer une bonne qualité de vie.

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