M. Ksentini, le Maroc n’est pas un déversoir des frustrations algériennes !

A chaque fois que l’Algérie traverse une crise, et Dieu sait qu’elle en a à profusion ces derniers temps, elle se tourne vers le pays voisin pour passer ses nerfs et y déverser ses frustrations.

Une tendance paranoïaque collective s’est emparée depuis quelque temps des responsables algériens (ministres, diplomates, politiques) de vouloir imputer la banqueroute de leur pays, ou du moins, la justifier par rapport au Maroc.

Le dernier délire sorti fraichement des entrailles de la machine haineuse des cols blancs d’El Mouradia a été soufflé à un grabataire du régime qui officie à la tête de la très contestable “Commission nationale consultative pour la protection et la promotion des droits de l’homme…” Respirez ! L’appellation est trop pompeuse pour montrer que les droits de l’homme existent en Algérie.

Invité sur un site du régime à faire le bilan du soi-disant processus de réconciliation en Algérie, qu’il a osé comparer à la révolte du 1er novembre 1954, Farouk Ksentini, a vite trouvé le raccourci vers le Maroc.

Pour lui, le processus conduit dans le Royaume pour clore définitivement la page des violations passées des droits de l’homme se résume à un «simple show médiatique».

«Des gens qui venaient se défouler et d’autres qui venaient se repentir devant les caméras de la télévision (…)», a-t-il ironisé sans vergogne, en recommandant pour son pays «une amnistie générale» qui blanchirait les généraux et autres goujats du régime des crimes abominables qu’ils ont commis durant la guerre civile qui avait fait plus de 200.000 morts et qu’ils continuent de commettre durant les émeutes qui se déclenchent ici et là pour dénoncer le climat délétère, la crise économique et les violations flagrantes des droits de l’homme en Algérie.

Comment cet affidé du régime a-t-il osé s’attaquer à l’expérience du Maroc considérée comme inédite dans le monde arabe et qui a même suscité l’intérêt de plusieurs pays qui y ont trouvé un modèle à suivre.
Comment a-t-il osé parler d’une amnistie générale, alors que le peuple algérien attend la vérité sur les centaines de milliers de victimes ?
Comment a-t-il osé, par des contorsions verbales, cette comparaison ignominieuse entre un acte d’héroïsme, une épopée du peuple algérien qui a conduit à l’indépendance du pays et la mascarade orchestrée par le pouvoir pour étouffer les crimes odieux commis lors de la guerre civile et, du coup disculper ceux qui l’ont provoqué et alimenté ? Comment a-t-il osé enfin faire le parallèle périlleux entre un processus mené au Maroc avec courage et responsabilité et cette scandaleuse mise en scène qu’il appelle «réconciliation nationale» dans son pays ?

Non M. Ksentini, le Maroc n’est pas l’Algérie. Il ne peut y avoir de pardon sans vérité, sans justice ! On ne peut dédouaner l’escouade au pouvoir qui continue de dilapider par la compromission et l’impunité l’argent du contribuable algérien ! On ne peut pas faire de réconciliation en gardant le loup et l’agneau dans la même bergerie !

Inutile de rappeler à ce champion de « la bêtise nationale », auteur, par ailleurs, des déclarations honteuses sur les migrants subsahariens qu’il a accusés «d’inoculer le virus du sida et les MST aux Algériens» et qui est de surcroit affublé du titre de «défenseur des droits de l’homme», que la réconciliation engagée au Maroc est le fruit d’un processus inédit en matière de justice transitionnelle, mené par les défenseurs des droits de l’homme et les pouvoirs publics, en termes de vérité, de réhabilitation et de réparation qui a permis de restituer la mémoire et de tourner définitivement la page des violations passées des droits de l’homme.

Ce processus a été conduit avec audace et détermination sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, avec l’adhésion de toutes les forces vives de la nation.

A travers l’Instance Équité et Réconciliation et l’enracinement de ses recommandations dans la Constitution de 2011, la création et la restructuration d’institutions de défense des droits de l’homme, la réforme de la justice, du code de la presse et d’autres réalisations, le Maroc a fait le choix irréversible de se positionner parmi les nations les plus démocratiques.

Ironiser sur les réalisations de cette instance, d’ailleurs connues et reconnues au-delà des frontières, relève ni plus ni moins de l’acharnement gratuit et participe du délire paranoïaque.

Le pouvoir algérien ne peut pas continuer à mettre sous le tapis ses tares en poussant ses orateurs à improviser à chaque fois des analyses et des extrapolations scénarisées aux fins de nuire au Royaume.

Adil Zaari Jabiri

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