Le gouvernement El Othmani contracte un prêt de 5 milliards de dirhams

Alors que le niveau de la dette extérieure du royaume inquiète plusieurs organismes économiques, le gouvernement contracte un prêt de 5 milliards de dirhams auprès du Fonds saoudien de développement.

5 milliards de dirhams: c’est le montant mirobolant du prêt que vient de contracter le gouvernement de Saâd-Eddine El Othmani. L’objectif serait d’assurer l’équilibre du budget général au titre de la Loi de Finances 2017, rapporte le quotidien Al Akhbar dans son édition de ce lundi 2 octobre.

Le gouvernement, affirme le journal, a présenté une demande de prêt au Fonds saoudien de développement pour un montant de 500 millions de dollars. Une demande qui fait suite à un accord, publié le 21 septembre dernier dans le Bulletin officiel, entre le Maroc et le Fonds saoudien.

Les sources du journal indiquent que ce prêt devrait permettre de garantir les équilibres financiers et le paiement des charges, salaires et retraites des fonctionnaires.

Al Akhbar rappelle que le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a récemment confirmé l’aptitude du Maroc à bénéficier de la ligne de précaution et de liquidité (LPL). Un avis qui n’est pas partagé par la Cour des comptes qui met notamment en garde contre une augmentation de la dette extérieure, le précédent gouvernement ayant activé plusieurs prêts à l’échelle internationale.

David Lipton, Premier Directeur général adjoint du FMI, a noté, pour sa part, que «le conseil d’administration du Fonds monétaire international avait finalisé, le 1er août dernier, la deuxième revue de l’accord de la LPL. Le responsable a rappelé, dans ce cadre, que le royaume remplissait toujours les critères lui permettant de bénéficier de la LPL».

Le journal affirme aussi que le Centre marocain de conjoncture (CMC) a également affiché, récemment, ses craintes quant à l’augmentation de la dette extérieure et son impact négatif sur les finances de l’État. Le Centre a rappelé que la dette du trésor était ressortie à 63,4% en 2014, contre 61,5% en 2013 et seulement 45,4% en 2008.

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