Irak-Syrie. Les frappes de la coalition sèment la panique !

Irak-Syrie le chaos. 

Les frappes de la coalition sèment la panique !

À Mossoul et dans la province de Raqqa, les bombardements menés par la coalition anti-Daech semblent faire un nombre record de victimes collatérales. 
De quoi nourrir la peur et la méfiance envers les forces des États-Unis et de leurs alliés.

En Irak et en Syrie, une hausse brutale du nombre recensé de civils tués dans des frappes de la coalition sème la panique et attise la méfiance envers Washington et ses alliés, accusés d’agir sans se préoccuper des populations.

Ce bilan plus lourd est lié à l’avancée des armées locales, soutenues par les forces aériennes d’une coalition dirigée par les États-Unis, pour reprendre les deux grands bastions urbains de l’État islamique – Raqqa en Syrie et Mossoul en Irak.

Dans les quartiers en première ligne à l’ouest de Mossoul, des familles racontent s’être cachées en sous-sol pendant des semaines pour se protéger des bombardements incessants, tandis que l’État islamique (EI) ripostait, ses combattants postés sur les toits des maisons.
De l’autre côté de la frontière, à Raqqa, les habitants qui tentent désespérément de fuir avant le début d’une offensive sont bloqués par les soldats de l’EI, qui se servent souvent des civils comme boucliers humains.

Tout au long de sa campagne électorale, le président Trump a promis des méthodes plus agressives contre les extrémistes de l’EI : il a reproché à la campagne aérienne américaine d’être trop “douce” et a exigé un réexamen des règles appliquées sur le front. Les États-Unis ont toutefois nié tout changement stratégique

Bachar al-Assad réagit aux frappes de la coalition.

Le président syrien a mis en garde dimanche contre l’explosion du Moyen-Orient en cas d’échec de la coalition « de la Russie et de ses alliés ». Il a également émis l’hypothèse de « quitter son poste », « si c’était la solution ».

Dans un entretien à la télévision iranienne Khabar, Bachar al-Assad expliqué que « si le fait de quitter son poste était la solution, (il) n’hésiterai(t) pas à partir ».
Depuis plusieurs mois, les pays occidentaux, en particulier la France, appellent Assad à quitter le pouvoir. Ils soupçonnent Moscou de vouloir apporter son soutien au président syrien en frappant ses ennemis, après de nombreux revers de l’armée syrienne ces derniers mois.

Dans la suite de l’interview, Bachar al-Assad a également mis en garde contre la destruction du Moyen-Orient en cas d’échec de la coalition « de la Russie et de ses alliés » contre « les groupes terroristes » dans son pays.
Alors que la télévision iranienne l’interrogeait sur les chances de succès de la coalition contre le « terrorisme », il a répondu : « Elle doit réussir, sinon la région entière sera détruite ».

« Le prix à payer sera certainement élevé », a-t-il dit, selon un extrait diffusé par la présidence syrienne sur Twitter .
Mais le dictateur s’est montré toutefois confiant : « Cette coalition va obtenir de véritables résultats. Les chances de succès de cette coalition sont grandes », a ajouté le chef de l’État dont les troupes sont en guerre contre les rebelles depuis quatre ans et demi.

De nouveaux bombardements à Raqa

La Russie a affirmé sa détermination à intensifier ses frappes en Syrie, qui sèment selon elle « la panique » au sein du groupe Etat islamique (EI), mais le doute persiste chez les Occidentaux, pour qui Moscou cherche surtout à défendre le régime de Bachar al-Assad.

De nouveaux bombardements ont visé dans la nuit de samedi à dimanche la ville de Raqa, la « capitale » de l’organisation djihadiste qui contrôle près de la moitié du territoire syrien, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

 « L’hélicoptère Mi-24 crée la panique chez les rebelles en Syrie »
Comme nous l’avons mentionné dans l’article précédent, les unités mécanisées de l’armée syrienne, ont occupé des positions pour lancer l’offensive à partir de plusieurs alignements : enclave Rastan (entre Hama et Homs), Nord de la ville de Hama et Khan Sheikhoun (au Sud du gouvernorat d’Idlib).
Syrie. La bataille d’Idlib a commencé
Les avions russes ont frappé à plusieurs reprises des objectifs de l’EI dans trois districts qui avaient été préparés à l’avance pour la défense d’environ 15 000 rebelles islamistes. 
Au combat, les avions Su-25 SM attaquent en piqué les divers points d’appui des combattants rebelles, qui sont équipés de roquettes américaines antichars BGM-71 TOW, de véhicules blindés et de pièces d’artillerie. 
Les Su-25 SM sont blindés, et sont armés avec 8 blocs de missiles UB-32. Chaque bloc comporte 32 roquettes explosives S-5M ou cumulative S-SK (antichar), cal. 57 mm, ayant une portée de 3-4 km.
Les appareils Su-25 SM déployés en Syrie ont été modernisés en 2012 et possèdent un microprocesseur qui gère et coordonne l’armement et le dispositif de visée. Ils calculent et indiquent aux pilotes les zones d’attaque possibles, permettant des tirs extrêmement précis. Les attaques sont alternées avec les avions à géométrie variable, Su-24 M2 qui interviennent entre deux vagues d’attaques de Su-25. Les Su-24 M2 sont armés de 8-12 bombes de 100, 250 ou 500 kg. Leurs cibles sont des cibles grande surface : dépôts de munitions, stations de distribution de carburant et camps de rebelles. Simultanément, à haute altitude, des drones de reconnaissance russes transmettent à la base aérienne les effets des frappes effectuées.

Les éléments les plus spectaculaires et les plus dangereux pour les rebelles restent, cependant, les évolutions des hélicoptères d’attaque Mi-24 V. Ceux-ci reposent sur l’effet de surprise dû à leur évolution à très faible altitude, à grande vitesse, par groupes de 4 à 6 appareils. 

Pour éviter d’être abattus par des missiles sol-air portables (MANPADS), les hélicoptères Mi-24 V lancent régulièrement des leurres thermiques. L’équipage se compose d’un pilote et d’un tireur.

En Syrie, les formations d’hélicoptères Mi-24 V instaurent une interdiction aérienne dans un périmètre limité. Leurs objectifs de chasse sont les véhicules en mouvement, tels que les camionnettes Toyota de l’EI, armées de mitrailleuses, qui ont été préalablement détectés par les drones russes.
Le mystère des milliers de camionnettes Toyota de l’EI
Contre ces camionnettes, les hélicoptères Mi-24 V utilisent 6 blocs de roquettes UB-32 avec des projectiles explosifs S-5 M et un canon embarqué. Grâce aux hélicoptères d’attaque Mi-24 V, les Russes harcèlent les groupes mobiles des rebelles, les privant de véhicules, réduisant à presque zéro leur mobilité, et les fixant sur des positions spécifiques sur le terrain dont ils ne peuvent plus s’échapper. 
Cette procédure leur permettra plus tard de détruire les concentrations des rebelles islamistes avec des bombes de haute précision.
 
    Frappes en Irak : la coalition « probablement » impliquée dans la mort de civils à Mossoul.
Bendriss Chahid

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